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ATTACHEMENT |
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. Trouble de l’absence d’attachement
Le diagnostic de troubles réactionnels de l’attachement (Reactive Attachment Disorder) apparaît en 1980, avec la publication du DSM-III. La description du trouble incluait alors le retard de croissance et le manque de réponses sociales comme traits caractéristiques des troubles, lesquels devaient être manifestes avant l’âge de 8 mois. Le lien avec le retard de croissance disparut dans la révision du DSM-III (1987), deux sous-types du trouble furent alors introduits : le type « inhibé » et le type « désinhibé ». Dans le DSM-IV (1994), les deux sous-types furent maintenus.
Le trouble de l’attachement, dans la petite enfance , est décrit dans le DSM-IV par un contrat social manifestement troublé ,et inapproprié sur le plan du développement, et ce, dans la plupart des contextes relationnels. Ceci est attribué, à des soins gravement insuffisants et pathogènes. Le trouble commence avant l’âge de 3ans ; sont exclus les enfants, dont les symptômes peuvent renvoyer, à un retard mental, ou à un trouble envahissant du développement (TED). Le premier type est caractérisé par une inhibition de la tendance normale dans le développement à chercher le confort, auprès des parents ou des adultes auxquels l’enfant est attaché. Dans les interactions sociales, l’enfant est inhibé, hyper vigilant ou très ambivalent, ceci reflétant l’inhibition générale du système d’attachement, à une période où il est généralement activé.
Pour Zeanah et Emde (1994), la description de ce type d’attachement, en retrait et inhibé, est tirée de la description d’un groupe d’enfants maltraités, surtout carencés, et d’un sous-groupe d’enfant élevé en institution. Le retrait émotionnel et l’absence d’attachement ont eux aussi été observés chez des enfants en famille d’accueil. Le second mode clinique est caractérisé, par une hyperactivité du système d’attachement, mais avec une très faible discrimination sociale, avec pour résultat, des attachements diffus et non sélectifs. L’enfant se comporte avec chacun, comme s’il était un proche, et ceci a été appelé « sociabilité sans discrimination ». Ce mode symptomatique a été observé à la fois, chez de jeunes enfants en famille d’accueil ayant subi des placements multiples ; et chez des enfants élevés en institution.
A la suite du DSM-IV et de l’ICD-10, l’approche alternative maintient deux types de troubles, dans lesquels il n’existe pas d’attachement : le trouble d’attachement avec retrait émotionnel, dans lequel l’enfant est en retrait, inhibé, sans attachement, et le trouble avec sociabilité indistincte, dans lequel l’enfant recherche le confort et des interactions sociales avec des étrangers, sans la réticence appropriée à l’âge. Dans les deux types, les enfants montrent des difficultés dans l’autorégulation et dans l’autoprotection, dans la recherche de confort et de réassurance, dans l’expression de l’affection, dans la coopération comme dans l’exploration.
Trouble de la base sécure
Dans ce type de trouble, l’enfant montre un attachement préférentiel à une figure d’attachement, et les troubles sont spécifiques d’une relation donnée. Quatre catégories de troubles de la base de sécurité sont décrites par Zeanah et Coll (1993).
- Trouble de l’attachement avec mise en danger.
La mise en danger va nettement à l’encontre du but de l’attachement, qui est précisément la sécurité et la survie. Les capacités de mobilité de l’enfant augmentent considérablement au cours de la deuxième année, et l’enfant doit maintenir l’équilibre entre son besoin d’exploration et son besoin de sécurité à la figure d’attachement. Dans le type « mise en danger », l’enfant s’éloigne de la figure d’attachement sans en vérifier la présence et la proximité. Il s’engage dans des activités dangereuses, provocantes, pouvant s’accompagner d’agression contre lui-même ou contre le parent. La caractéristique du comportement est d’être spécifique d’une relation. La violence familiale directement sur l’enfant ou à l’intérieur de la famille, semble être associée à ce comportement de mise en danger dans lequel l’enfant cherche l’attention et la protection d’un parent souvent inaccessible ou peu fiable.
- Troubles de l’attachement avec accrochage et exploration inhibée
A l’autre extrémité du spectre clinique, ce type de trouble de l’attachement se manifeste par inhibition de l’exploration. Cette inhibition n’est pas générale, mais spécifique de certaines situations, lorsque l’enfant est en présence de la figure d’attachement, mais dans une situation inhabituelle, ou en présence d’un adulte qui n’est pas familier. Le fait que l’inhibition soit spécifique de la relation permet de faire la différence avec des aspects tempéramentaux.
- Trouble de l’attachement avec vigilance et compliance excessive
L’enfant est alors hypervigilant, avec une restriction émotionnelle et une compliance exagérée aux demandes de son parent. L’enfant semble craindre par-dessus tout de déplaire aux parents. Cette catégorie proposée par Zeanah (1993) est proche de la description de l’attachement désorganisé (typeD). Elle s’associe à une relation marquée par l’abus et l’effroi.
- Trouble de l’attachement avec renversement des rôles
Ici, l’enfant assure la charge émotionnelle de la relation intégrée inappropriée à son développement. Ce type de troubles s’associe avec un contrôle de l’enfant sur le parent d’une façon soit punitive soit avec une sollicitude excessive. Ce type de troubles est moins facile à reconnaître qu’on pourrait le penser, et il n’est pas non plus très facile à distinguer un mode adaptatif assez positif de ce qui serait un trouble manifeste. En effet, dans ce type de troubles, l’enfant est remarqué et valorisé. La difficulté clinique est de déterminer à quel point ce type de relation peut compromettre le développement de l’enfant.
Les critères de troubles sont ceux de Roberson, dans sa description de jeunes enfants séparés brusquement de leurs parents pendant plusieurs jours ou plusieurs semaines, et qui développent la séquence bien connue de la protestation, du désespoir et du détachement. La perte d’une figure d’attachement dans cette période de la vie représente un changement si considérable qu’il est qualitativement différent d’une perte survenue à une autre période de la vie. La perte peut intervenir à travers la mort du parent ou par le changement successif de la famille d’accueil
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Ajouté le Dimanche 25 octobre 2009 à 12:59 par Catherine - (suite... | Aucun commentaire) |
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PREDIRE ET EXPLIQUE L'ACTION HUMAINE |
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Prédire et expliqué l’action humaine
Les croyances reflètent le monde tel qu’il est, ou du moins le monde tel que nous le croyons. Si nous découvrons que nous avons tors, nous modifions nos croyances afin qu’elles correspondent à la manière dons les choses se déroulent effectivement dans le monde.
Comment y parvenons-nous ?
Ce sont nos perceptions qui nous y amènent ; ce qui se passe dans le monde, les objets et les événements auxquels nous assistons ou dont on nous parle, tout cela fait que des croyances erronées sont corrigées, et que de nouvelles croyances sont formées. Le processus peut être direct, mais il peut aussi se développer au travers de déductions.
En général, les croyances ont donc quelque chose à voir avec l’information acquise dans le monde : Josef Perner dit qu’on les « intègre ».
De leur côté, les désirs sont « d’orientation centrifuge ». Ils disent comment nous voulons que soit le monde, ce que nous aimerions y constater ; ils peuvent entraîner des changements dans le monde, parce qu’ils nous motivent à agir pour aboutir aux résultats désirés.
Ce n’est pas notre esprit qui doit changer, c’est le monde, afin qu’il s’accorde à notre désir.
Nous ne pouvons pas agir sur tous nos désirs : certains sont contradictoires et il est impossible de les satisfaire tous. Pourtant, dans l’objectif de satisfaire un désir particulier, nous pouvons donner forme à une intention d’agir, qui peut nous amener à agir effectivement ; ce n’est qu’une « possibilité », puisque, de même que tous nos désirs ne peuvent être satisfait, toutes nos intentions ne peuvent être accomplies.
Ainsi, une intention naît d’un désir et d’une croyance, qui porte sur la manière dont le désir peut être satisfait.
Il est important de remarquer à quel point les intentions diffèrent des désirs. Elles naissent des désirs, elles ne sont ni vraies ni fausses, et elles se réalisent ou non selon ce qui se passe dans la réalité. Comme les désirs, là encore, les in tentions provoquent des changements dans le réel. Les désirs ne sont cependant réalisés que si le résultat désiré est atteint, peu importe la manière.
Croyance et désirs sont en relation avec le réel au travers de la perception et de l’intention.
Les croyances nous viennent du monde par l’intermédiaire de la perception. Mais d’où viennent les désirs ? Ils viennent d’émotion première et de besoins, aussi d’instinct fondamentaux liés à la survie et à la reproduction.
Les désirs peuvent aussi être satisfaits par des événements qui surviennent et qui ne sont pas le résultat de nos actions.
Les croyances viennent de notre perception de ces événements et d’autre choses qui se produisent dans le monde, parfois directement, parfois indirectement, par l’intermédiaire de déductions.
Selon Janet Wilde Astington,Comment les enfants découvrent la pensée
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Ajouté le Vendredi 19 septembre 2008 à 10:06 par Catherine - (suite... | Aucun commentaire) |
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